Ignatieff commence à perdre patience

Le chef libéral Michael Ignatieff Le chef libéral Michael Ignatieff (Archives)   © PC/Adrian Wyld

Le chef libéral Michael Ignatieff, qui a participé samedi à un barbecue dans sa circonscription d'Etobicoke-Lakeshore, croit que les Canadiens en ont assez des politiques du gouvernement conservateur de Stephen Harper. Il continue de dire qu'il ne cherchera pas à provoquer à tout prix la chute des conservateurs, mais son discours est loin de faire taire les rumeurs d'élections générales à l'automne.

Michael Ignatieff affirme qu'il ne cherchera pas à provoquer à tout prix la chute des conservateurs, mais il croit que les Canadiens en ont assez des politiques du gouvernement Harper.

Officiellement, le discours du chef libéral demeure le même: il ne veut pas d'élections à tout prix et il souhaite que le Parlement fonctionne. Dans les faits, il semble perdre patience et, selon lui, les électeurs aussi.

« Ce que j'attends, c'est l'impatience avec ce gouvernement, un désir de changement. Nous méritons mieux, c'est ça qu'ils me disent. Alors, qu'est-ce qu'il faut faire pour avoir mieux? Vous allez voir », a-t-il lancé.

Il faut dire que le chef de l'opposition officielle à Ottawa n'a rien obtenu de ce qu'il demandait à Stephen Harper, notamment une réforme de l'assurance-emploi. Il préfère tout de même envoyer la balle dans le camp conservateur.

« Il faut que le gouvernement change de comportement, mais je répète que je ne suis pas ici pour chercher une élection. Qu'est-ce que M. Harper doit faire s'il ne veut pas d'élections lui non plus? Il sait très bien ce qu'il doit faire. Je ne vais pas le chiffrer, je ne vais pas lui envoyer une lettre. Il sait très bien ce qu'il doit faire. »

La balle sera tout de même dans le camp des libéraux après la rentrée parlementaire, en septembre. Un peu moins d'un an après les dernières élections fédérales, ils pourront déposer une motion de censure et faire tomber le gouvernement.

Les derniers sondages ayant été publiés placent conservateurs et libéraux au coude à coude.