L'Ontario comptera bientôt un plus grand nombre de francophones. La province s'apprête à modifier sa définition de ce qu'est un francophone, afin d'y inclure certaines minorités ethnoculturelles.
L'Ontario s'apprête à adopter une définition plus inclusive de ce qu'est un francophone.
Actuellement, un immigrant dont la langue maternelle est un dialecte africain, mais qui parle aussi le français est considéré comme francophone par Ottawa, mais pas par l'Ontario. La définition de francophone de la province ne tient compte que de la langue maternelle.
La ministre déléguée aux Affaires francophones de l'Ontario, Madeleine Meilleur, mentionne que de nombreux nouveaux arrivants trouvent injuste de ne pas être considérés comme francophones par la province.
Madeleine Meilleur, ministre des Affaires francophones
La ministre Meilleur ne précise pas quelle sera la nouvelle définition provinciale, mais promet qu'une annonce sera faite la semaine prochaine.
L'an dernier le commissaire aux services en français François Boileau recommandait à l'Ontario d'adopter la définition fédérale, plus inclusive des minorités. Il indique que ce changement ferait augmenter la population francophone de l'Ontario de plus de 40 000 personnes, surtout dans les régions urbaines.
Mariette Carrier-Fraser
Cela porterait la population francophone de l'Ontario à près de 600 000 personnes, ce qui représente plus de 5 % de la population de la province.
La présidente de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario, Mariette Carrier-Fraser, estime que ce changement est souhaitable et qu'il permettrait à d'autres régions d'être désignées en vertu de la Loi sur les services en français.