Des documents obtenus par la CBC soulèvent des questions sur la façon dont Cybersanté Ontario dépense l'argent du gouvernement ontarien.
Sarah Kramer, présidente de Cybersanté Ontario
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CNW Group/eHealth Ontario
Cybersanté Ontario a été créée il y a un an pour faire passer les dossiers et les ordonnances papier à l'ère informatique. Des documents lèvent le voile sur des dépenses douteuses.
La présidente de Cybersanté, Sarah Kramer, a approuvé en trois mois près de 5 millions de dollars en contrats à des consultants qu'elle connaît, semble-t-il, ou à des agences avec qui elle a déjà fait affaire dans le passé, sans faire d'appel d'offres, ce qui est normalement contraire à la loi.
Sarah Kramer souligne que Cybersanté voulait agir rapidement. Elle dit qu'il est pratique courante dans les secteurs privés et publics d'embaucher des fournisseurs uniques quand les besoins sont urgents.
Certains consultants facturaient jusqu'à 300 $/h pour des repas au restaurant, pour regarder des bulletins télévisés, lire le journal ou même avoir des conversations dans le métro.
Sarah Kramer s'intéresse plutôt à leur rendement. Elle affirme que les contribuables en ont pour leur argent et que les fonds sont bien investis.
Les documents révèlent par ailleurs que Sarah Kramer, qui touche un salaire annuel de 380 000 $, ne se gênait pas, elle-même, pour dépenser, utilisant entre autres 51 000 $ pour rénover son bureau.
Neuf employés ont également été congédiés de Cybersanté l'année dernière. Des sources ont déclaré à la CBC que certains de ces employés avaient exprimé leur désaccord avec l'octroi de contrat sans appel d'offres.
En entrevue à Newsworld, la présidente de Cybersanté, Sarah Kramer, a expliqué que les neuf employés en question ont été congédiés, car ils n'avaient pas les compétences nécessaires pour permettre à l'agence d'aller de l'avant.
Queen's Park
Interrogé par l'opposition sur ces allégations, le premier ministre Dalton McGuinty a indiqué qu'il n'a pas l'intention d'ouvrir une enquête sur les dépenses à Cybersanté. Le fait que le vérificateur général surveille la situation suffit pour le moment à M. McGuinty, qui se dit néanmoins préoccupé par la situation.
Le premier ministre ajoute que le vérificateur général serait certainement le bienvenu s'il présentait un rapport sur Cybersanté avant son rapport annuel de l'an prochain.