Un Ontarien coupable de meurtre

  |  Radio-Canada avec La Presse Canadienne

Un Ontarien de 52 ans a été reconnu coupable, samedi, de meurtre prémédité pour avoir transmis le virus du sida, dont il se savait atteint depuis 1996, à des femmes avec qui il a eu des relations sexuelles non protégées.

Johnson Aziga est jugé coupable de meurtre prémédité pour avoir omis d'avertir des partenaires sexuelles qu'il était séropositif. Deux d'entre elles, infectées, en sont mortes.

Johnson Aziga, un homme séropositif reconnu coupable de meurtre

Johnson Aziga, originaire de Hamilton, a aussi été reconnu coupable de 10 chefs d'accusation d'agression sexuelle grave, ainsi que d'une tentative d'agression sexuelle grave.

Cette affaire était sans précédent juridique au Canada.

Le juge Thomas Lofchik a expliqué sa décision par le fait que la mort des femmes de 51 et 49 ans aurait été considérée comme un meurtre prémédité si elle résultait d'une agression sexuelle grave. Le juge a ajouté qu'il n'était pas nécessaire de démontrer que Johnson Aziga avait planifié et délibérément tué les deux femmes.

L'homme a eu des relations sexuelles sans condom avec des collègues et des femmes qu'il rencontrait dans des bars et des boîtes de nuit. Sept de ces femmes ont été infectées par le VIH, et deux d'entre elles sont mortes d'un cancer lié au sida. Quatre autres femmes ont été déclarées séronégatives.

Dessin en cour de Johnson Aziga, homme séropositif reconnu coupable de meurtre

La Couronne affirmait que les deux victimes sont mortes parce qu'elles n'avaient pas été averties de l'état de santé de Johnson Aziga. L'ancien employé du ministère de la Justice a été décrit au cours des six mois de procès comme une personne sans coeur et arrogante.

La défense a plaidé que l'homme souffrait d'un problème mental organique et de stress, à la suite d'un traumatisme, en plus d'avoir fait une faillite, d'avoir vécu une séparation difficile et d'avoir des problèmes d'alcool et de dépression. Les avocats de Johnson Aziga estimaient donc que leur client n'aurait pas mis délibérément la vie de ces femmes en danger, dans l'état d'esprit où il se trouvait.