L'Educational Policy Institute (EPI) recommande de hausser les droits de scolarité de 25 % dans les établissements postsecondaires canadiens.
Un groupe de réflexion recommande de hausser les droits de scolarité de 25 % au pays pour aider les institutions postsecondaires à traverser la crise.
Le directeur national de l'EPI, Alex Usher, explique que les établissements postsecondaires ont perdu de l'argent dans les marchés, qu'ils ont des problèmes avec leur régime de retraite et que l'aide ne viendra pas des gouvernements, puisqu'ils sont déjà fortement endettés: « Si on ne leur permet pas de récupérer un peu des étudiants, [les établissements postsecondaires] auront de vrais problèmes. De vraies crises de qualité. »
Le groupe de réflexion recommande également aux universités de comprimer leur masse salariale en supprimant les postes de cadres les mieux payés.
La proposition d'augmenter les droits de scolarité est accueillie favorablement à l'Université Western de London, en Ontario, qui a perdu récemment plus de 20 millions de dollars à la Bourse. Mais le vice-recteur à l'administration de l'Université Laurentienne de Sudbury, John Isbister, prévient qu'une éventuelle hausse doit être assortie de conditions pour protéger les étudiants plus démunis: « Il faut absolument une augmentation des bourses », note-t-il.
Le rapport de l'EPI fait toutefois bondir la Fédération canadienne des étudiants. Son porte-parole, Joel Duff, juge ridicule la hausse proposée, puisque l'endettement étudiant vient de dépasser le cap historique de 13 milliards de dollars au Canada.
La Fédération doute par ailleurs de la crédibilité de l'EPI, basé aux États-Unis et qui affiche, selon elle, des penchants conservateurs trop éloignés de la réalité.