Michael Schmidt (archives)
Le procès du fermier Michael Schmidt s'est amorcé lundi, à Newmarket. L'homme est accusé d'avoir vendu illégalement du lait cru.
Le procès de l'agriculteur Michael Schmidt, accusé d'avoir vendu du lait cru, s'ouvre à Newmarket.
Pour contourner la loi provinciale, qui interdit la vente de lait cru, M. Schmidt avait mis sur pied un système d'actionnaires. Chacun d'eux versait 300 $ pour devenir copropriétaire d'une vache. L'agriculteur facturait ensuite 2 $ par litre de lait pour traire, nourrir et héberger les vaches.
M. Schmidt invoque la Charte des droits et libertés et affirme que les Canadiens devraient avoir le droit de boire ce qu'ils veulent, dont le lait cru, dont la vente est actuellement interdite au pays.
Michael Schmidt conteste également la légalité de la descente policière survenue à sa ferme en 2006. Il allègue que la descente était illégale pour deux raisons: le mandat de perquisition indique une mauvaise adresse et parce que la police avait d'autres moyens d'obtenir de l'information. Selon lui, les policiers ont perquisitionné sa ferme pour l'intimider.
Si le juge statue que cette descente était illégale, toutes les informations obtenues seraient vraisemblablement rejetées par le tribunal.
De son côté, la Couronne répète que la vente de lait cru est illégale en Ontario, parce qu'elle pose un risque pour la santé. La salmonellose, la listériose et la bactérie E. coli peuvent être contractées par ceux qui consomment du lait non pasteurisé.
M. Schmidt demande pourquoi la vente de lait cru est autorisée dans certains pays européens. Il se dit prêt à être emprisonné pour défendre ses convictions. Cette cause pourrait créer un précédent en Ontario et dans l'ensemble du Canada.