(archives)
Les francophones de l'Ontario semblent sur le point de remporter une bataille contre le gouvernement provincial en obtenant un pouvoir de gestion sur les soins de santé dans les régions.
Tout indique que les Franco-Ontariens recevront davantage de pouvoirs sur la gestion des soins de santé dans les régions.
À l'automne, la communauté franco-ontarienne s'est mobilisée pour protester contre un projet du gouvernement ontarien qui écartait les francophones des prises de décisions dans les soins de santé régionaux.
Le plan du ministre de la Santé, David Caplan, réservait un simple rôle de conseiller aux Franco-Ontariens au sein des Réseaux locaux d'intégration des services de santé (RLISS), les organismes responsables d'octroyer le financement régional en santé.
Cette perspective faisait craindre aux francophones que leurs recommandations soient ignorées et que la qualité des soins en français se détériore en Ontario.
La levée de boucliers de l'automne, à laquelle le commissaire des services en français de l'Ontario avait joint sa voix, semble avoir infléchi le premier ministre Dalton McGuinty.
La ministre Madeleine Meilleur trouve les commentaires du premier ministre encourageants, mais affirme ne pas vouloir « vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué ».