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Difficultés économiques
S.O.S. récession
Mise à jour le mardi 25 novembre 2008, 11 h 46 .
L'incertitude économique commence à ébranler la santé mentale des Canadiens.
Photo: GI/David De Lossy
À Toronto, depuis la dégringolade du TSX et l'augmentation des mises à pied dans la région, un nombre croissant de personnes ont fait appel aux lignes téléphoniques des centres de détresse.
La directrice de ces centres, Karen Letofski, ne peut dire si le nombre de suicides a augmenté, mais elle constate que l'économie est devenue une grande source d'anxiété. Elle note une augmentation de 22 % du nombre d'appels relativement à des questions d'emploi et de finances de septembre à novembre par rapport à la même période l'an dernier. Mme Letofski ajoute que le pire est probablement encore à venir.
Parmi les premiers signes de détresse, les psychiatres notent l'irritabilité, les difficultés à se concentrer et l'insomnie.
La psychiatre, Eilenna Denisoff, du Centre de toxicomanie et de santé mentale de Toronto, souligne qu'il existe des moyens pour éviter la dépression. Elle propose la réduction des dépenses et la recherche d'appuis sociaux ou d'aide professionnelle au besoin. Elle conseille d'éviter les sources d'anxiété, comme la vérification répétitive des investissements.
L'Organisation mondiale de la santé a déjà averti que le stress dû à la crise économique mondiale risque d'entraîner une hausse des maladies mentales et de faire monter le taux de suicide.
Pauvreté alimentaire
En plus des conséquences psychologiques, les difficultés économiques ont également des conséquences physiques.
À Timmins, dans le Nord de l'Ontario, la fréquentation des banques alimentaires et des soupes populaires augmente.
Roland Vachon, un bénévole de Lord's Kitchen, estime que cette soupe populaire a connu une croissance de 20 %. Il note que la situation est comparable à la banque alimentaire de St-Martin des pauvres. M. Vachon remarque que l'augmentation provient principalement du nombre de familles qui fréquentent ces lieux d'aide.
Le gérant du comptoir St-Vincent de Paul, Jacques Larose, constate la popularité accrue des vêtements usagés.
Les bénévoles constatent que la pauvreté touche de plus en plus de jeunes et que même des enfants se présentent seuls, aux portes des organismes de Timmins.
Plus que jamais, des travailleurs font appel aux banques alimentaires. Le reportage de Stéphane Leclerc
Les banques alimentaires sont plus sollicitées que jamais. Le reportage de Benoit Giasson
Richard Décarie, PDG de l'Association québécoise des banques alimentaires, commente la hausse de demandes des familles.
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