Les francophones craignent d'être écartés

Médecin de famille

La communauté franco-ontarienne craint d'être écartée de la réforme des soins de santé en Ontario.

De nombreuses voix s'élèvent dans la communauté franco-ontarienne pour réclamer une véritable place dans la planification régionale des services de santé.

Le gouvernement libéral a promis aux francophones une place dans la planification régionale des services de santé, mais dans les faits, il semble diluer ce pouvoir, en confiant aux francophones un rôle de simples conseillers.

Le plan du ministre de la Santé propose la mise sur pied de comités consultatifs comme mesure d'engagement de la communauté francophone par les réseaux locaux d'intégration des services de santé (RLISS).

Plusieurs représentants de la communauté jugent cette approche insuffisante et aimeraient avoir un plus grand pouvoir de décision, comme le prévoit la loi.

Mariette Carrier-Fraser Mariette Carrier-Fraser

La présidente de l'Assemblée de la francophonie Mariette Carrier-Fraser fait remarquer que le rôle de conseiller dévolu aux francophones ne signifie pas que le gouvernement tiendra compte des préoccupations de la minorité.

« Il faut s'assurer qu'on ait une entité qui va être sensible à la réalité des minorités linguistiques partout en Ontario », préconise l'avocat Ronald Caza. Sans quoi, selon lui, c'est la qualité des soins en français qui en souffrira.

Les francophones doivent donc être à la table de décision, insiste le président de l'Association des réseaux de services de santé en français, Fabien Hébert: « On a besoin des mécanismes qui vont obliger les organismes a offrir des services en français. »

Le Commissaire aux services en français de son côté, rencontre les fonctionnaires du ministère de la Santé mercredi pour leur faire part de ces préoccupations.

La ministre déléguée aux Affaires francophones, Madeleine Meilleur, affirme avoir discuté du dossier avec le nouveau ministre de la Santé, David Caplan. Mme Meilleur invite les francophones de l'Ontario à s'exprimer sur les règlements « tels qu'ils sont écrits ».

Les Franco-Ontariens ont jusqu'au mois de novembre pour le faire.