Autobus contre covoiturage

covoiturage

Une des plus importantes entreprises de covoiturage de l'Ontario pourrait cesser ses activités dès cet automne.

Trentway-Wagar, une filiale de Coach Canada, allègue que le service Internet de jumelage de conducteurs et de passagers PickupPal est illégal.

Le transporteur Trentway-Wagar, une filiale de Coach Canada, allègue que le service Internet de jumelage de conducteurs et de passagers PickupPal viole la loi ontarienne.

La compagnie d'autocars Trentway-Wagar allègue qu'offrir le transport en voiture en échange d'une somme d'argent est illégal. Selon l'avocat de Trentway-Wagar, maître Robert Warren, la loi ontarienne sur les véhicules de transport en commun stipule qu'un permis est exigé de tout conducteur qui reçoit une somme d'argent pour un service de transport.

Le site de PickupPal est gratuit Le site de PickupPal est gratuit

PickupPal offre un service en ligne pour mettre en contact des conducteurs et des passagers qui veulent se rendre à une même destination. Le passager verse une somme pour les coûts d'essence et les autres coûts liés au véhicule, mais le site Internet ne reçoit aucune commission, il se finance uniquement par la vente de publicité.

Le fondateur de PickupPal, John Stewart, s'explique mal en quoi une compagnie d'autocars considère son entreprise comme un concurrent. Il rappelle que l'objectif premier de PickupPal est de créer un moyen de voyager qui maximise l'espace des véhicules.

Une audience se tiendra le 15 octobre devant la Commision ontarienne des transports publics.

Un précédent

L'entreprise montréalaise de covoiturage Allo Stop s'est trouvée dans la même situation en 2000 pendant qu'elle offrait l'itinéraire Montréal-Toronto. Avec les mêmes arguments, les transporteurs Voyageur, Greyhound et Trentway-Wagard, ont gagné leur cause et forcé la fin de ses activités en Ontario.

La présidente d'Allo Stop, Claire Patenaude, mentionne les effets bénéfiques du covoiturage sur l'environnement et invite les gouvernements à s'interroger sur les lois en vigueur.

Le ministre des Transports de l'Ontario, Jim Bradley, admet qu'il est temps de réviser la loi ontarienne sur les véhicules de transport en commun.

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