Bouteilles d'eau (archives)
La Ville de London interdira la vente de bouteilles d'eau dans les édifices municipaux, les arénas et les centres communautaires.
Le conseil municipal de la ville ontarienne interdit la vente de bouteilles d'eau dans les édifices municipaux, les arénas et les centres communautaires.
L'interdiction a été approuvée par un vote de 15 contre 3, lundi soir. L'élimination des bouteilles d'eau se fera toutefois de façon progressive au cours des prochains mois et ne sera effective que dans les bâtiments où il y a des fontaines.
Le conseil municipal espère ainsi limiter le gaspillage, car seulement la moitié des 40 millions de bouteilles vendues chaque année à London sont recyclées.
Des environnementalistes ont indiqué que le transport, la production et le recyclage des bouteilles d'eau sont énergivores, alors que la plupart des régions au pays disposent d'une eau de qualité.
La directrice de l'Association canadienne des embouteilleurs d'eau, Elizabeth Griswold, déplore la décision. Elle affirme que les autorités municipales ont ignoré une enquête indépendante de la firme Research Probe, qui révèle que 60 % des Canadiens achètent l'eau embouteillée comme alternative santé aux autres boissons sucrées plutôt que par préférence à celle du robinet. Mme Griswold dit redouter que la population n'ait plus d'autre choix que de se tourner vers les boissons à haute teneur calorique.
Mais l'Église unie du Canada, pour qui l'eau est un bien public qui ne doit pas être commercialisé, rejette cette crainte. Sa porte-parole, Joy Kennedy, mentionne que les résidents de London auront toujours la possibilité de s'abreuver aux fontaines publiques ou d'utiliser leur propre bouteille.
Des conseils scolaires de Toronto, Ottawa-Carleton et Vancouver songent aussi à bannir l'eau embouteillée. L'objectif est de réduire l'impact environnemental des millions de bouteilles, qui demandent beaucoup d'énergie à produire et qui ne sont pas souvent recyclées.