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PC/Fred Chartrand
Les manifestations ont débuté jeudi matin, lors de cette journée qui vise à sensibiliser les Canadiens aux enjeux et aux revendications des peuples autochtones d'un peu partout au pays.
Des communautés autochtones de partout au pays participent devant le Parlement à Ottawa à un rassemblement pour souligner la journée nationale de revendications des Autochtones. Plusieurs dizaines de personnes ont participé à une marche à Toronto.
Les leaders autochtones exigent d'Ottawa qu'il en fasse plus pour améliorer les conditions de vie souvent déplorables des Premières Nations, particulièrement en ce qui a trait à la lutte contre la pauvreté, à l'amélioration des conditions sanitaires et au logement.
Ils comptent aussi souligner au cours de cette journée leurs quelque 800 revendications territoriales, dont 300 seulement en Colombie-Britannique.
En Ontario
La situation est calme en Ontario. La Police provinciale de l'Ontario ne rapporte aucune manifestation à Deseronto, Brantford ou Caledonia. La libération en Cour d'appel de sept Autochtones incarcérés pour s'être opposé à l'exploitation minière sur leurs territoires n'est peut-être pas étrangère à la situation (lire la nouvelle).
Plusieurs dizaines de personnes réunies devant Queen's Park, à Toronto, ont marché jusqu'au parc Little Norway. Ils demandent aux gouvernements de reconnaître les droits des Premières Nations et, plus particulièrement, à l'Ontario de reconnaître les droits des Autochtones relativement à l'exploitation des ressources naturelles sur leurs terres.
L'an dernier, des Autochones avaient profité de la journée d'action pour bloquer la voie ferrée près de Kingston, interrompant le trafic ferroviaire dans le corridor Toronto-Montréal.
Dalton McGuinty
Mercredi, le premier ministre de l'Ontario Dalton McGuinty a d'ailleurs pressé Ottawa d'accélérer la résolution des revendications territoriales autochtones.
Selon M. McGuinty, Ottawa devrait reconnaître le sentiment d'urgence qui règne à l'heure actuelle, notamment pour le règlement des litiges territoriaux, dont celui de Caledonia.
Le premier ministre ontarien dit appuyer le droit des Autochtones à s'exprimer, mais il les invite à le faire dans le respect de la loi.
Pour le ministre ontarien des Affaires autochtones, Michael Bryant, le fédéral devrait mettre sur pied une commission tripartite. Il estime que cela permettrait d'établir un échéancier de deux à trois ans pour régler les litiges.
Le député néo-démocrate Gilles Bisson rappelle que certaines mésententes sont liées à l'exploitation des ressources naturelles et, donc, qu'elles relèvent de la province.
Le leader en Chambre des conservateurs à Queen's Park, Bob Runciman, dénonce pour sa part le manque de transparence des différentes parties en cause, y compris chez les conservateurs fédéraux. De sorte qu'il ignore qui doit être tenu responsable des retards pour la résolution des différents dossiers.
Des protestataires manifestent depuis lundi devant Queen's Park en appui aux chefs autochtones emprisonnés pour leur opposition aux activités de compagnies minières sur des terres considérées comme ancestrales et pour réclamer une modification de la loi provinciale sur les mines.