Le jeune Lukasz Gurzynski
Des parents ont déposé une plainte contre la police d'Ottawa, jeudi, après un incident au cours duquel leur fils de 10 ans a été menotté, à la suite d'une plainte pour bruit excessif. Les parents, qui étaient absents lors des événements, estiment que les agents ont réagi de manière excessive.
Des parents déposent une plainte contre la police d'Ottawa à la suite d'un incident au cours duquel leur fils de 10 ans a été menotté.
Dimanche dernier, à la suite d'une plainte d'un voisin concernant le bruit, les policiers se sont rendus à l'appartement du jeune Lukasz Gurzynski, qui s'y amusait avec cinq autres enfants, en l'absence de ses parents. Ceux-ci se trouvaient dans un autre appartement de l'immeuble résidentiel pendant que deux filles de 12 ans assuraient la surveillance des autres enfants.
Lukasz Gurzunski reconnaît que ses amis et lui ont fait beaucoup de bruit. Le téléviseur était allumé et le volume était élevé. Les garçons jouaient sur le balcon de façon bruyante, en se servant de branches décoratives pour imiter des épées. Lorsque les policiers sont arrivés, Lukasz Gurzunski aurait brandi une de ces branches.
Selon le jeune garçon, rien ne justifiait toutefois la façon dont les policiers l'ont traité. Il soutient qu'avant de le menotter, les policiers l'auraient menacé d'utiliser un pistolet Taser, de lui mettre une camisole de force et de l'envoyer dans une famille d'accueil.
« Après m'avoir interrogé, ils m'ont menotté. Dans l'ascenseur, j'ai demandé à voir ma mère, mais ils n'ont pas répondu. Ils m'ont amené dans l'auto-patrouille », raconte en anglais le garçon.
La police d'Ottawa affirme qu'elle ne peut commenter le dossier puisqu'un jeune mineur est impliqué. Jean-Paul Vincelette, porte-parole du Service de police d'Ottawa, explique toutefois que certaines situations peuvent justifier le recours à de telles mesures envers un enfant. « On peut menotter un enfant pour sa protection ou évidemment pour la protection des policiers qui sont dans la situation », souligne-t-il.
Les parents et l'enfant espèrent recevoir des excuses formelles de la police.