Tour de force

Élèves dans une classe Élèves en classe (archives)

Mardi soir, le plus grand conseil scolaire du pays donnait le feu vert, par une mince majorité, au projet de création d'une école afro-canadienne.

La mise en place du projet, qui ne fait toujours pas l'unanimité, représente un défi de taille pour le Conseil scolaire public anglais de Toronto.

L'établissement ouvrira ses portes pour la rentrée 2009. D'ici là, beaucoup de travail reste à faire. Non seulement pour donner corps au projet, mais également pour convaincre les dissidents de son intérêt.

Le Conseil scolaire public anglais de Toronto aura donc de grandes décisions à prendre dans les prochains mois. Il en va, disent ses membres, du succès de cette école.

Ces derniers devront d'abord déterminer s'il s'agira d'une école primaire ou secondaire. L'établissement sera petit, certes, mais ses responsables ignorent toujours combien d'élèves il pourra accueillir.

Quant aux politiques d'embauche, le conseil n'entend pas faire de discrimination positive afin d'embaucher un plus grand nombre d'enseignants noirs, mais ses membres s'attendent à ce qu'ils soient plus nombreux à se manifester.

Le vaste programme d'études afro-canadiennes, adopté mardi, coûtera plus de 800 000 $, dont 350 000 $ pour la nouvelle école. Or, la ministre de l'Éducation, Kathleen Wynne, qui s'est toujours opposée à cette école alternative, n'a pas l'intention d'accorder davantage de financement. Le conseil scolaire devra donc lancer le projet avec la formule actuelle de financement par élève.

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