Révision d'une condamnation pour meurtre

Roméo Phillion

La Cour d'appel de l'Ontario entend des témoins et réexamine des preuves qui auraient été négligées lors du procès de Roméo Phillion au début des années 1970. L'homme avait alors été reconnu coupable du meurtre du pompier Léopold Roy, commis le 9 août 1967.

La Cour d'appel de l'Ontario entend des témoins et examine des preuves qui auraient été négligées dans le procès de Roméo Phillion en 1972. L'homme a passé 31 ans derrière les barreaux pour un meurtre qu'il nie avoir commis.

Roméo Phillion avait admis être l'auteur du crime au moment où il était détenu par les policiers en 1972, mais il s'était aussitôt rétracté. Il a depuis toujours nié être le meurtrier, se disant victime d'une erreur judiciaire. Il a passé 31 ans en prison avant d'obtenir une libération conditionnelle en 2003, après que des étudiants en droit de l'université York eurent soulevé la possibilité d'une erreur judiciaire.

Un rapport de police rédigé le 12 avril 1968 établit en effet que Roméo Phillion était à une station d'essence près de Trenton, en Ontario, entre 12 h et 13 h le jour où le crime a été commis. Le rapport conclut qu'il aurait été impossible que M. Phillion parcoure les 237 kilomètres qui le séparaient d'Ottawa pour mettre fin aux jours de Léopold Roy à 14 h 45.

Le ministère de la Justice, qui estime que des doutes raisonnables permettent de rouvrir le dossier pour tenter de déterminer si Roméo Phillion a été condamné injustement, a renvoyé la cause devant la Cour d'appel de l'Ontario en 2006.

Si la Cour d'appel de l'Ontario innocente Roméo Phillion et confirme qu'il a été victime d'une erreur judiciaire, il deviendra le Canadien ayant passé le plus de temps en prison à la place d'un autre.

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