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AFP
Santé Canada a resserré ses règlements concernant le don d'organe à la fin de l'année dernière. Les dons provenant d'hommes ayant eu des relations sexuelles avec un partenaire du même sexe dans les cinq années précédentes ne sont plus acceptés.
Santé Canada n'accepte plus les dons d'organes d'hommes ayant eu une relation sexuelle avec un autre homme. La communauté gaie et les médecins déplorent cette décision.
Dans un courriel envoyé aux médias, Santé Canada soutient que la réglementation entourant la sécurité des dons d'organes souligne certains facteurs de risques qui pourraient augmenter la transmission de maladie infectieuse.
Le ministère ajoute qu'un homme ayant eu une relation sexuelle avec une personne du même sexe dans les cinq dernières années est considéré comme un facteur de risque.
Communauté déçue
Le règlement est en vigueur depuis décembre dernier. Gaston Saulnier, membre du Nova Scotia Rainbow Action Project, en veut à Santé Canada.
« On est préoccupé du manque de consultation avec à la fois la communauté médicale et la communauté gaie et lesbienne. On sait qu'aujourd'hui, nous avons les technologies et les moyens de dépister des maladies dans le sang et les organes », déclare Gaston Saulnier.
Des médecins protestent
Les médecins craignent que cette décision rende encore plus difficiles les transplantations, car les donneurs ne courent pas les rues.
Le Dr Mark Walsh, un spécialiste du domaine, affirme qu'on ne peut refuser les dons d'organes. Il explique que tout don refusé prive des patients de leur chance de survie et que certain d'entre eux vont mourir.
Au Canada, en 2006, on a effectué plus de 2000 transplantations d'organes. Présentement, 4000 patients attendent une greffe d'organe.
Interdire les dons d'organes provenant de certains groupes en particulier risque de diminuer le nombre de donneurs et le nombre de transplantations.
Dans le cas des membres de la communauté gaie qui avaient signé une carte de don d'organes, ce document n'a plus aucune valeur.