Accueil > Nouvelles





























Qualité de l'air
Les poêles à bois montrés du doigt
Mise à jour le mercredi 19 décembre 2007, 12 h 14 .


Un feu de foyer
Photo: Getty
La popularité du chauffage résidentiel au bois inquiète la Ville de Toronto. La hausse des prix des carburants a convaincu de nombreux résidents de se tourner vers les foyers et les poêles à combustion.

Le directeur du Bureau de l'environnement de Toronto, Lawson Oates, mentionne que la popularité de ce type de chauffage est un des facteurs qui contribuent à la hausse des épisodes de smog hivernal, aux côtés de la pollution automobile.

«Un poêle à bois non certifié émet autant de particules fines en neuf heures d'utilisation qu'une voiture au Canada qui parcourt 18 000 km dans une année. - André Germain, d'Environnement Canada»


Le chimiste Claude Gagnon, qui est responsable du réseau de surveillance qualité de l'air à Montréal, explique que les particules fines sont les plus nocives pour la santé: « On parle de particules dont le diamètre est inférieur à 2,5 microns, des particules très petites, qui vont se loger très loin au niveau des poumons. »

Ces polluants touchent particulièrement les jeunes enfants, les personnes âgées et celles aux prises avec des problèmes respiratoires.

Pendant que Montréal songe à interdire le chauffage résidentiel au bois lors d'épisodes de smog, Toronto encourage les résidents à se munir de poêles ou de foyers certifiés EPA ou CSA, plus efficaces et beaucoup moins polluants.

Environnement Canada considère qu'en ville, le chauffage au bois ne devrait être utilisé qu'en situation d'urgence. Le ministère fédéral songe même à bannir la vente des poêles et des foyers traditionnels.