Raffinerie d'uranium à Port Hope
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CityNews
Une étude démontre que des résidus radioactifs des activités de raffinage d'uranium sont présents dans les corps d'un petit nombre d'anciens travailleurs du secteur nucléaire et de citoyens de Port Hope.
Une étude financée par les résidents décèle des résidus radioactifs dans les corps d'un petit nombre d'anciens travailleurs du secteur nucléaire et de citoyens de Port Hope.
Les résidents de la communauté, située à une centaine de kilomètres à l'est de Toronto, disent qu'une étude qu'ils ont financée révèle que des taux d'uranium plus élevés que la normale sont présents chez quatre des neuf personnes soumises à des tests. Les chercheurs du centre de recherches médicales sur l'uranium affirment que ces données s'expliquent par le fait que ces gens ont inhalé des particules d'uranium au cours des dernières décennies. Les chercheurs évoquent une possible contamination chronique à Port Hope.
Ce genre d'exposition, selon les scientifiques, augmente considérablement les risques de cancer, notamment la leucémie. C'est sans compter les conséquences génétiques liées à une telle exposition ou à d'autres symptômes, comme des problèmes respiratoires.
Les chercheurs font un lien entre les problèmes de santé éprouvés par les gens étudiés et la production d'uranium dans la région. L'usine de Cameco à Port Hope a raffiné l'uranium pour la production de bombes nucléaires et le raffine toujours pour alimenter les réacteurs nucléaires américains.
Les résidents réclament une décontamination immédiate de 3,5 millions de mètres cubes de sol à Port Hope. Ils veulent également un meilleur contrôle des émissions polluantes à l'usine de Cameco, qui est le premier producteur d'uranium au monde. Mais ils souhaitent surtout que des recherches plus approfondies soient entreprises par Santé Canada sur l'état de santé des résidents à Port Hope.
Santé Canada a déjà fait paraître des études qui révélaient que l'incidence des cas de cancer dans la région est semblable à celle du reste de la province.