L'idée de mettre sur pied une école pour jeunes noirs refait surface à Toronto. Le conseil scolaire public anglais de Toronto a organisé deux rencontres communautaires afin d'évaluer l'intérêt pour de tels établissements.
Le conseil scolaire public anglais de Toronto évalue la possibilité d'ouvrir une école réservée aux élèves de race noire, de façon à mieux intégrer ses élèves dans le système d'éducation.
Les promoteurs de ce projet estiment qu'il est nécessaire parce que de nombreux élèves se sentent marginalisés dans le système actuel.
La travailleuse communautaire torontoise Donna Harrow milite, avec une autre mère de famille, pour la mise sur pied d'écoles pour jeunes noirs. Elle croit que le système d'éducation ne répond pas aux besoins de tous les élèves. Elle précise que ce sont les élèves noirs qui se sentent le plus souvent à l'écart et qui affichent un taux de décrochage scolaire plus élevé.
Ces établissements compteraient plus d'enseignants et de mentors noirs, aborderaient davantage la question du patrimoine culturel et feraient appel à une plus grande participation des parents.
Pour la sociologue de l'Université de Toronto, Monica Heller, cette proposition mérite d'être explorée: « On a besoin vraiment de bâtir une relation de confiance avec le système scolaire et les populations, les groupes marginalisés, et c'est une façon d'établir, une tentative d'établir cette relation de confiance, je crois. »
Mais le premier ministre de la province, Dalton McGuinty, ne partage pas cet avis. Il se dit mal à l'aide avec l'idée, car il préfère, dit-il, des solutions où les élèves de différentes origines se côtoient. M. McGuinty ajoute toutefois que la décision revient au conseil scolaire public de Toronto.