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La loi électorale fédérale adoptée en juin prive un million de Canadiens de leur droit de vote, prévient le comité de surveillance d'Élections Canada.
La nouvelle loi électorale fédérale adoptée en juin prive un million d'électeurs qui vivent en zone rurale de leur droit de vote.
Selon les changements adoptés, les électeurs doivent désormais présenter une carte d'identité avec photo et sur laquelle est inscrite une adresse postale. Les boîtes postales ne sont plus acceptées, ce qui empêcherait plus d'un million d'électeurs ruraux, de sans-abri et de résidents des premières nations de voter.
Un de ces Canadiens sans droit de vote est le député néo-démocrate dans la circonscription ontarienne de Timmins-Baie James, Charlie Angus. Son parti s'est opposé aux changements proposés à la loi électorale, mais l'appui des conservateurs, des libéraux et du Bloc québécois a permis son adoption.
La situation est particulièrement préoccupante au Nunavut, où 80 % des résidents n'ont pas d'adresse personnelle. En Saskatchewan, c'est 27 % des électeurs qui n'ont pas une adresse conforme à celle exigée par la loi électorale, alors qu'en Ontario, 150 000 électeurs pourraient ne pas pouvoir voter.
Le député libéral de Nickel Belt, Raymond Bonin constate que plusieurs électeurs de sa circonscription ont des boîtes postales et ne pourraient pas voter si une élection était déclenchée. Le député indique que trois lectures aux communes et trois lectures au sénat n'ont pas permis de découvrir cette faille dans la loi. M. Bonin mentionne que les partis politiques à Ottawa travaillent à corriger cette lacune.
Le problème a été débattu cette semaine à la Chambre des communes. Le leader du gouvernement, Peter Van Loan, a promis de s'y attaquer. Il a déclaré que si une élection fédérale devait avoir lieu prochainement, personne ne perdrait le droit de voter.