Centrale de Pickering (archives)
Le plan de développement énergétique ontarien, axé sur le nucléaire, fait peser une menace plus élevée sur Montréal que sur Toronto en cas d'accident ou d'attentat terroriste. La porte-parole du Sierra Club du Canada, un l'organisme écologiste ontarien, soulève cette question dans une entrevue au quotidien Le Devoir .
Les vents dominants d'ouest, qui poussent la pollution atmosphérique de la région de Toronto vers le Québec et le nord des États-Unis, souffleraient les retombées d'un accident nucléaire sur les mêmes territoires. La porte-parole du Sierra Club, Emilie Moorhouse, ne voit pas comment ces retombées pourraient emprunter un parcours différent.
Le plan énergétique ontarien prévoit des investissements de 45 milliards dans le nucléaire. Montréal serait particulièrement vulnérable en cas d'accident, puisque la ville se trouve sur le chemin des vents dominants.
45 milliards dans le nucléaire
Le plan énergétique ontarien prévoit des investissements de 45 milliards de dollars dans le nucléaire. Le gouvernement ontarien prévoit notamment construire de nouveaux réacteurs dans des centrales déjà existantes.
Si un accident survenait à la centrale de Darlington, située à 60 km à l'est de Toronto, les citoyens de Montréal et de Syracuse, dans l'État de New York, seraient plus exposés que ceux de la métropole ontarienne.
Le Sierra Club du Canada considère que la multiplication des réacteurs nucléaires fait croître le risque d'accident. Il souhaite que les risques environnementaux du plan énergétique ontarien soient évalués globalement et non à la pièce.
Rona Ambrose, ministre fédérale de l'Environnement
Il demande à la ministre de l'Environnement, Rona Ambrose, de mettre sur pied une commission d'évaluation environnementale fédérale, pour examiner globalement le programme nucléaire ontarien.
Mme Moorhouse croit que la ministre abdiquerait ses responsabilités en exigeant moins que cette commission dans ce dossier. Elle estime que le gouvernement québécois devrait mettre tout son poids dans la balance pour incliner la ministre Ambrose en ce sens.