Usine de traitement de l'eau de la réserve ontarienne de Kashechewan
Le gouvernement du Canada et l'Assemblée des premières nations ont annoncé un plan, mardi, pour s'attaquer au problème d'insalubrité de l'eau dans les communautés autochtones.
Les employés responsables des réseaux d'alimentation en eau potable dans les réserves et territoires devront se conformer à de nouvelles normes. Un protocole pour la salubrité de l'eau potable décrit les nouvelles exigences en matière de construction, d'entretien et de surveillance des réseaux d'alimentation.
Tous les opérateurs d'usines de traitement des eaux devront également suivre une formation. Des opérateurs indépendants reconnus seront chargés de la surveillance des réseaux d'alimentation. Cette surveillance se fera à distance.
Un groupe d'experts aura aussi le mandat de revoir la nouvelle réglementation. Ce comité devra présenter des recommandations d'ici septembre 2006. Le ministère s'engage à produire des rapports réguliers sur les progrès accomplis en matière de gestion de l'eau potable.
Le ministère fédéral des Affaires indiennes et l'Assemblée des premières nations annoncent un plan d'action pour assurer la qualité de l'eau potable dans les réserves et territoires.
21 communautés à risque
Le gouvernement et les premières nations ont identifié 21 collectivités très à risque. Huit sont situées en Ontario.
La réserve de Kashechewan, évacuée à la fin du mois d'octobre en raison de la présence de la bactérie E. coli dans l'eau potable, ne fait pas partie de la liste. Selon le ministère, la communauté est surveillée de près, mais n'est plus à risque. La réserve sur la côte ouest de la Baie James est pourtant toujours sous un avis de faire bouillir son eau potable avant d'être consommé, jusqu'à ce que le système de filtration d'eau soit entièrement sécuritaire et que l'opérateur de l'usine soit certifié.
Les communautés ontariennes considérées très à risques:
Engagements des ministères
Dans un communiqué, le ministre des Affaires indiennes, Jim Prentice, s'est engagé à fournir les moyens et les ressources nécessaires pour aider les communautés à respecter leurs obligations. Son collègue à la Santé, Tony Clement, assure que son ministère participera au programme de contrôle de la qualité de l'eau.
Pour sa part, le chef de l'Assemblée des premières nations, Phil Fontaine, voit dans cette annonce un premier pas vers la réduction de « l'écart entre la qualité de vie des Premières nations et celle des Canadiens non autochtones ». Certains ont comparé les conditions de vie des autochtones dans plusieurs communautés à celles qui prévalent dans les pays du tiers-monde.