Érablière (archives)
Des citoyens de l'arrondissement de Charlesbourg ramènent le débat sur la protection des boisés dans la campagne électorale. Ces résidents s'inquiètent pour l'avenir d'une érablière du nord de l'arrondissement en raison d'un projet de développement résidentiel.
Des résidents de Charlesbourg veulent sensibiliser les candidats aux élections municipales au sort d'une érablière qui serait menacée par un projet de développement résidentiel.
Un promoteur souhaite construire près de 300 résidences dans le secteur de la rue des Loutres.
Or, la porte-parole du regroupement Forêt y voir, Martine Sanfaçon, affirme que ce développement va détruire une grande érablière. « Dans le répertoire des milieux naturels de la ville de Québec, il y en a deux, puis on s'apprête à en sacrifier le tiers d'une. Pour nous autres, c'est inconcevable », souligne-t-elle.
Elle souhaite que le projet soit amputé de quelques maisons et que le tracé du boulevard de Loiret soit modifié.
« C'est un endroit où les gens vont faire de la randonnée pédestre. Il y a une qualité de vie qui est autour de ce boisé-là », fait-elle valoir.
Martine Sanfaçon profite des élections pour sensibiliser les candidats locaux. Elle a l'appui de la candidate du Défi vert de Québec, Julie Audette. « Ça me touche tellement à coeur. Je ne suis pas prête à voir partir des hectares de forêt en pleine ville », dit-elle.
Le candidat du Renouveau municipal de Québec, Michel Fecteau, dit qu'il a fait protéger les deux tiers de l'érablière en plus d'un boisé. Il croit que les résidents de Charlesbourg ont d'autres priorités. « Les deux tiers des gens que j'ai vus sur la rue des Loutres même ignoraient l'existence de l'érablière de la rue des Loutres. Leur principal problème à eux, c'était la circulation qui était trop dense et trop rapide sur la rue des Loutres », mentionne M. Fecteau.
Le conseil d'arrondissement devrait autoriser ce nouveau projet domiciliaire mardi soir.