
 | Frédéric Dompierre
| Les avocats ont fait leurs recommandations au juge, jeudi matin, au palais de justice de Longueuil, sur la sentence à imposer à Frédéric Dompierre.
Le jeune homme a été reconnu coupable de séquestration, d'agression sexuelle, de voies de fait graves, et de tentative de meurtre sur une adolescente de 14 ans, en novembre 2003, à Sainte-Catherine, en Montérégie.
Assaillie avec une roche, l'adolescente s'était jetée dans le fleuve et réfugiée sur une île pour fuir ses agresseurs.
Visions opposées
 | Le parc où s'est déroulée l'agression (archives)
| Les deux parties ont présenté des visions diamétralement opposées des événements. Selon la défense, Dompierre, qui est emprisonné depuis près de deux ans, a déjà purgé une peine suffisante.
L'avocate de Dompierre ajoute que la victime aurait en quelque sorte couru après son malheur. Elle soutient que l'adolescente savait ce qu'elle faisait en acceptant d'aller rejoindre les deux garçons (Dompierre était accompagné d'un complice) dans un parc, qu'elle était sortie sans le consentement de ses parents et qu'elle souhaitait avoir du bon temps. L'avocate en conclut que le consentement de la victime lui donne une part de responsabilité.
La Couronne, pour sa part, demande une sentence de plus de 10 ans de prison. Elle insiste pour que l'aspect punitif soit pris en considération par le tribunal. Elle estime que l'accusé minimise son rôle en blâmant la victime d'avoir refusé ses avances sexuelles, ce qui lui aurait fait perdre la carte.
De plus, selon trois spécialistes, le jeune homme présente un risque élevé de récidive violente.
Le juge ne devrait pas rendre sa décision avant le mois d'octobre, car la Couronne compte déposer une requête pour faire déclarer Frédéric Dompierre délinquant à contrôler.
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