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 | Motoneiges: les MRC veulent être consultées |  |  |  |  | Mise à jour le lundi 14 février 2005, 12 h 32 . |  |

 | Par mesure de sécurité, des sentiers sont interdits aux motoneigistes à Saint-Hippolyte.
| Le récent jugement de la Cour supérieure interdisant la motoneige sur un tronçon du sentier du Petit Train du Nord, dans les Laurentides, a relancé le débat sur le droit des motoneigistes à la pratique de leur sport et le droit à la quiétude des résidents sur l'ensemble du territoire québécois.
Bien que Québec ait imposé un moratoire sur les recours devant les tribunaux dans le dossier, les tensions persistent sur le terrain. Le jugement qui a donné raison aux résidents a cristallisé le débat.
À Saint-Hippolyte, par exemple, les motoneiges doivent passer à proximité des zones résidentielles. Devant le danger potentiel pour les enfants, un compromis a été trouvé afin que les motoneigistes passent ailleurs. Mais, certains motoneigistes demeurent délinquants.
 | Michel Lauzon, président du Club motoneige Laurentien
| « Les gens sont plus chatouilleux », admet le président du Club motoneige Laurentien, Michel Lauzon.
Mais tous sont à peu près unanimes: il faut régler le problème une fois pour toutes, et cela devra passer par les municipalités régionales de comté (MRC).
 | Le maire de Saint-Hippolyte, Guy Saint-Onge
| Selon le maire de Saint-Hippolyte, Guy Saint-Onge, il faudra que Québec aide les MRC comme pour les routes, notamment en matière d'expropriation de terrains pour préserver le droit à la quiétude des résidents.
Une commission parlementaire itinérante se penchera sur la question au printemps. Elle devra accoucher d'un consensus si l'industrie ne veut pas se retrouver avec un déluge de poursuites à la fin du moratoire, en mai 2006.
Rappel des faits
Le 2 décembre dernier, la juge Hélène Langlois, de la Cour supérieure, a condamné la MRC des Laurentides et le gouvernement du Québec à indemniser 600 familles qui ont souffert pendant des années du vacarme et des odeurs d'essence causés par le passage des motoneiges sur le sentier du Petit Train du Nord.
Le montant des dommages pourrait atteindre 10 millions de dollars, une somme à être puisée dans les coffres des 18 municipalités.
De plus, la magistrate ordonnait la fermeture de 38 kilomètres de sentiers entre Saint-Faustin/Lac Carré et Labelle, un jugement qui faisait craindre le pire à l'industrie.
En réaction, le gouvernement Charest a adopté d'urgence une loi spéciale, rétroactive à 2001, pour interdire tout recours judiciaire à l'encontre des exploitants des sentiers de motoneiges jusqu'au 1er mai 2006.
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