
Selon le deuxième sondage SOM sur les fusions, commandé par Radio-Canada, 55,7 % des citoyens des sept villes fusionnées à Longueuil souhaitent la défusion de la nouvelle ville. Ils ne sont que 44,3 % à s'opposer aux défusions. Dans plusieurs arrondissements, le taux de citoyens en faveur des défusions est particulièrement élevé: à Brossard, ils sont 67 % à souhaiter la défusion, à Saint-Lambert et à Bouchervielle, 61 %.
Guy Larocque, analyste de la firme SOM, conclut: «Le risque de défusion à Longueuil est tout à fait là, principalement s'il ne se développe pas un militantisme antidéfusion ou pour les fusions.»
Le sondage révèle en outre un net clivage linguistique entre francophones et anglophones/allophones. Chez les premiers, 51 % veulent la défusion, contre 71 % chez les anglophones/allophones.
La surprise vient de Saint-Hubert, la plus grande ville fusionnée. Ses citoyens se prononcent à 63,5 % contre la défusion. Pourtant, les tenants de la défusion sont satisfaits de leur maire. Jacques Olivier reste très populaire, bien sûr, dans l'ancien Longueuil. Mais il réussit à obtenir un taux de satisfaction de 62 % dans les villes fusionnées.
Selon Guy Larocque, le maire Olivier peut devenir un atout contre les défusions dans la mesure où les gens sont satisfaits de son administration.
Sauf que 20 % des résidents de la nouvelle ville estiment que les services se sont détériorés. Le taux passe à 26 % à Brossard, et grimpe jusqu'à 39 % dans les anciennes petites villes. Quant au taux d'insatisfaction globale à l'égard de la nouvelle ville, il est de 53 % à Brossard et de 50 % dans les autres villes fusionnées.
Ce sondage a été réalisé du 17 au 25 septembre auprès de 1004 personnes. Sa marge d'erreur est de 3,5 %, 19 fois sur 20.
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