BPC à Pointe-Claire : la Ville exige une action immédiate de Québec

Les élus municipaux de Pointe-Claire ont tenu un point presse dans la nuit de mercredi à jeudi pour dénoncer la présence d'un entrepôt illégal de BPC sur leur territoire. Les élus municipaux de Pointe-Claire ont tenu un point presse dans la nuit de mercredi à jeudi pour dénoncer la présence d'un entrepôt illégal de BPC sur leur territoire.  Photo :  Simon Martel

Les élus de Pointe-Claire, à l'ouest de Montréal, ont tenu un point de presse en pleine nuit, tôt jeudi matin, afin de demander à Québec d'agir promptement pour décontaminer le site où sont entreposées illégalement des matières dangereuses résiduelles contaminées par des biphényles polychlorés (BPC).

« Le conseil municipal de la ville de Pointe-Claire exige (...) une action immédiate de la part du MDDEFP et considère comme indu et inacceptable tout délai administratif additionnel », peut-on lire dans un communiqué.

Les Équipements de puissance Reliance avaient jusqu'à 23 h 59, mercredi, pour faire connaître son plan de nettoyage du site, où se trouvent une dizaine de conteneurs et une centaine de barils d'huile contaminée. Comme elle ne l'a pas fait, le ministère de l'Environnement pourrait effectuer les travaux par lui-même et faire parvenir la facture à l'entreprise fautive.

« Compte tenu des enjeux de sécurité tant pour la santé que pour l'environnement, la ville de Pointe-Claire continuera d'assurer la sécurité des lieux 24 heures sur 24, et ce, tant et aussi longtemps que nécessaire. » — Bill McMurchie, maire de Pointe-Claire

En entrevue à l'émission 24 heures en 60 minutes, mercredi, le ministre Yves-François Blanchet a assuré que le gouvernement finalisait les démarches légales à entreprendre à partir de maintenant. Il a promis « de bonnes nouvelles dans les prochains jours », insistant sur le fait qu'il « n'y aura plus d'échappatoire possible pour l'entreprise ».

Les faits sont survenus le 26 mars dernier, quand plus de 1000 litres d'huile et d'eau huileuse présentant une importante concentration de BPC se sont déversés sur le terrain de Reliance.

Le ministre s'est défendu d'avoir omis d'alerter la population. « On est allés à la [Direction de la] santé publique, qui a confirmé notre position qu'il n'y avait pas de danger imminent et qu'il n'y avait pas lieu de rendre ça public à ce moment-là », a-t-il souligné.

Le ministre a finalement confirmé la nouvelle le mardi 27 août.

En août 1988, l'explosion d'un entrepôt de BPC à Saint-Basile-le-Grand avait mis en lumière les dangers d'entreposer ce produit toxique cancérigène, dont l'utilisation commerciale est interdite.

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