Les municipalités bilingues du Québec craignent la perte de leur statut

Peter Trent, maire de Westmount Peter Trent, maire de Westmount

Des municipalités bilingues s'organisent pour contester le projet de loi 14 qui modifie la Charte de la langue française parce qu'elles craignent que les changements leur fassent perdre des acquis linguistiques.

Ce projet de loi comprend de nouvelles mesures de protection et de valorisation du français qui pourrait leur faire perdre leur statut bilingue. Au Québec, 83 municipalités et 3 arrondissements ont cette reconnaissance, qui leur permet d'offrir des services en anglais à leurs citoyens.

En vertu du projet de loi, le statut bilingue d'une municipalité serait revu tous les 10 ans, selon les recensements de population.Le président de l'Association des maires de banlieues de Montréal et maire de Westmount, Peter Trent, déplore que le gouvernement empoche plus de pouvoirs.

« Ça va donner au gouvernement le pouvoir de retirer, par décret, le statut bilingue des municipalités », a-t-il expliqué. « Il est assez flou aussi sur les critères qu'il va appliquer pour retirer le statut », s'est inquiété M. Trent.

Les municipalités comptent bien se faire entendre lors de la commission parlementaire sur le projet de loi, qui débutera le 12 mars. Elles comptent notamment tenter de convaincre les députés de l'opposition de voter contre le projet de loi.

La ministre responsable de la Charte de la langue française Diane de Courcy s'est dit à l'écoute des préoccupations des villes concernées et les a invités à déposer un mémoire à la commission parlementaire.

Avec des informations de Francine Plourde