Les pompiers de Montréal dénoncent la multiplication des dos d'âne

Dos d'âne

Des arrondissements autorisent de plus en plus l'aménagement de dos d'âne dans les rues, sans l'accord du Service de sécurité incendie de Montréal. Ces arrondissements remettent la liste des futures saillies aux pompiers, sans pour autant demander leur avis.

En 2011, le Service de sécurité incendie avait indiqué que ces mesures ralentissaient les pompiers lors d'appels d'urgence et provoquaient des accidents de travail à une certaine vitesse.

Depuis ce temps, la collaboration varie entre arrondissements et pompiers. Dans Rosemont-La Petite-Patrie, par exemple, l'arrondissement a autorisé lundi l'aménagement de 46 nouveaux dos d'âne, qui s'ajoutent à environ 80 récemment aménagés, sans demander l'avis des pompiers.

« J'espère qu'on ne pensera pas mettre en tutelle les décisions des travaux publics. Que ça ne devienne pas au fond les pompiers qui décident de comment on aménage nos rues », commente à ce sujet le maire de l'arrondissement, François Croteau.

« À notre arrivée [à l'élection de 2009], il n'y avait aucun dos d'âne dans La Petite-Patrie et c'était une demande criante de la part des citoyens qui, depuis des années, demandaient la sécurisation pour apaiser la circulation sur nos rues », poursuit-il.

L'arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve a aussi installé plus de 80 dos d'âne depuis trois ans.

En revanche, le Plateau-Mont-Royal n'en a pas installé un depuis 2010. Son maire, Luc Ferrandez, siège maintenant à la Commission de la sécurité publique de Montréal, où les pompiers doivent présenter bientôt leurs demandes et recommandations.

« Nous allons mettre le Service de sécurité incendie devant les faits en leur disant : la collaboration a donné deux dos d'âne, la non-collaboration en a donné 100. Devant quel choix nous mettez-vous? » demande M. Ferrandez.

D'après un reportage de Benoît Chapdelaine

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