La commission Charbonneau

Marois se défend d'avoir forcé le maire Tremblay à démissionner

Pauline Marois en conférence de presse Pauline Marois en conférence de presse  Photo :  PC/Clement Allard

Pauline Marois a rejeté du revers de la main, mardi, toute responsabilité en regard de la démission du maire de Montréal, Gérald Tremblay, le 5 novembre dernier.

La première ministre et les ténors de son gouvernement avaient invité l'automne dernier M. Tremblay à réfléchir à son avenir politique à la lumière des révélations entendues à la commission Charbonneau. Au premier plan de ces témoignages accablants figurait celui livré par l'ex-organisateur politique Martin Dumont, aujourd'hui largement discrédité.

En point de presse, Mme Marois s'est défendue d'avoir forcé la main au maire Tremblay. Ce dernier a pris une décision personnelle, a-t-elle fait valoir. La première ministre a soutenu qu'elle aurait respecté la décision de M. Tremblay s'il avait décidé de demeurer en fonction.

Du même souffle, Mme Marois a réitéré sa pleine confiance envers la commission Charbonneau malgré les errements du témoin Dumont. Le Québec a besoin de cette commission d'enquête, a-t-elle déclaré.

Plus tôt, deux autres ministres, Sylvain Gaudreault, des Affaires municipales, et Jean-François Lisée, responsable de la région de Montréal, ont aussi affirmé que M. Tremblay devait assumer seul la responsabilité de sa démission. D'aucune façon, le gouvernement n'a abandonné et poussé le maire de Montréal vers la sortie, ont-ils clamé.