Le 26e congrès des Cocaïnomanes anonymes se tient à Montréal

Un visage derrière de la cocaïne  Photo :  iStockphoto

De 500 à 600 personnes du Canada, de l'Europe et des États-Unis étaient attendues à Montréal cette fin de semaine pour le 26e congrès des Cocaïnomanes anonymes (CA).

Ils auront 18 ou 50 ans, seront récemment tombés sous la dépendance ou n'auront pas consommé de drogue depuis 20 ans, et ils se réunissent tous pour discuter de ce qu'ils considèrent comme une maladie, génétique dans certains cas.

Pour Éric, membre des CA et du comité organisateur du congrès, il ne fait aucun doute que la dépendance est un trouble de la santé, que celle-ci concerne le jeu, l'alcool ou la drogue.

Certaines personnes, selon lui, sont prédisposées à se retrouver davantage sous la dépendance, que ce soit en raison de leur génétique ou de leur personnalité.

Il y a des gens qui peuvent boire socialement, « mais pas nous », dit-il en référence aux membres des Cocaïnomanes anonymes.

C'est justement les groupes d'entraide des Alcooliques anonymes (AA) qui ont inspiré la mise sur pied des CA.

« Les CA ont été fondés par des membres des AA qui avaient du mal à s'identifier aux alcooliques seulement, qui n'étaient pas satisfaits des conversations, souvent limitées à l'alcool », rappelle-t-il.

« Ils ont alors mis sur pied les CA en utilisant le même programme en 12 étapes que les AA et le même type de réunions, tout en se référant à la même littérature. »

Professionnels de la santé et membres des CA animeront des conférences toute la fin de semaine sur les thèmes de la motivation, de la sexualité et de la dépression, notamment. Des activités et des prestations d'artistes sont également au programme.

«Tous sont les bienvenus, quelle que soit leur dépendance », insiste Éric.

« Les gens se tournent vers les CA dès que leur consommation constitue un problème, qu'il soit causé par la prise de drogue une fois par semaine ou qu'il ait fait en sorte qu'ils ont tout perdu et se retrouvés sur un banc de parc. »


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