Indemnisation des victimes : la Congrégation des frères de Sainte-Croix obtient un délai supplémentaire

Frères de Sainte-Croix : délai d'indemnisation

Le juge à la Cour supérieure du Québec Claude Auclair a accordé à la Congrégation des frères de Sainte-Croix un délai supplémentaire de deux mois pour l'indemnisation des victimes d'actes de pédophilie commis par des membres du clergé ou des laïcs.

Les avocats de la Congrégation avaient demandé jeudi un délai de six mois afin de traiter avec « rigueur et équité » toute les réclamations.

Les deux parties doivent ainsi se rencontrer le 5 mars pour faire état de l'avancement du processus d'indemnisation.

Le 2 janvier, l'Association des victimes avait diffusé un communiqué dans lequel elle dénonçait la lenteur de la mise en oeuvre de l'entente d'indemnisation.

Les avocats des frères de Sainte-Croix expliquent que la prolongation est réclamée en raison du caractère laconique de certaines demandes. Selon eux, les victimes fournissent peu d'informations.

Par ailleurs, la Congrégation argue que le nombre de victimes est beaucoup plus élevé que celui qui était prévu.

En effet, 223 victimes se sont manifestées, alors que les avocats s'attendaient à un nombre allant de 150 à 175 victimes.

Sébastien Richard, représentant de l'Association des victimes, estime que « les Frères de Sainte-Croix font preuve de mauvaise foi ».

Quatre membres de l'Association des victimes ont rencontré jeudi les avocats de la Congrégation à huis clos au palais de justice de Montréal pour tenter de mettre en oeuvre rapidement l'indemnisation.

L'année dernière, la Congrégation des frères de Sainte-Croix a accepté de dédommager financièrement d'anciens élèves qui ont été agressés sexuellement par certains de ses membres il y a plus de 30 ans à Montréal.