Rémy Couture qualifie son oeuvre d'artistique

Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Rémy Couture Rémy Couture  Photo :  PC/Paul Chiasson

Accusé de corruption de moeurs, l'artiste-maquilleur Rémy Couture a affirmé mardi au palais de justice de Montréal que son travail était de nature artistique. Interrogé par son avocat, il s'est ainsi défendu de produire du matériel pornographique.

Le site Internet de M. Couture, qui n'est plus accessible, mettait en vedette le personnage d'un meurtrier psychopathe. Ce dernier assassine, torture et s'adonne à la nécrophilie. L'auteur soutient que les images de nature sexuelle contenues sur son site étaient secondaires dans l'ensemble de son oeuvre, qu'il qualifie d'artistique.

Rémy Couture soutient avoir participé à de nombreux films d'horreur au Canada et aux États-Unis de même qu'à de nombreux colloques internationaux sur le sujet.

Lors du contre-interrogatoire, M. Couture a toutefois convenu qu'il n'avait pas apposé d'avertissement suffisant, sur son site Internet, qui prévienne que le contenu s'adressait à un public adulte. La Couronne lui a reproché d'avoir produit des scènes pornographiques sur son site. Une accusation dont il s'est toutefois défendu.

« Je ne fais pas de pornographie, je ne veux pas exciter les gens par mes images même s'il y a des femmes mortes dans mes vidéos qui subissent des sévices sexuels. » — Rémy Couture

Le procès M. Couture teste les limites de la liberté de l'expression artistique et des lois canadiennes sur l'obscénité. Il est accusé de possession, de production et de distribution de matériel obscène. Il a été arrêté en octobre 2009 et il a plaidé non coupable aux trois chefs d'accusation. Il allègue que l'État ne peut définir les limites de l'art ni entraver sa liberté d'expression.

Le procès de M. Couture en est à sa cinquième et probablement dernière journée. Il fait face à un jury composé de sept femmes et cinq hommes.

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