La commission Charbonneau

Une alerte à la bombe dans le quartier d'un témoin de la commission Charbonneau

Alerte à la bombe

Les policiers de Mascouche ont évacué des résidences hier soir, à la suite d'une alerte à la bombe dans le quartier qu'habite Piero Di Iorio, un entrepreneur qui a témoigné lundi et mardi à la commission.

L'information n'a pas été confirmée par les autorités policières, mais selon nos sources, la demeure appartiendrait bel et bien à la famille de M. Di Iorio.

L'appel au 911 a été fait à 18 h 09 auprès de la ligne d'urgence du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), qui aurait aussitôt relayé l'information à la police de Mascouche. Étant donné la nature de l'appel, les policiers de Mascouche ont fait appel à l'expertise de la Sûreté du Québec pour fouiller la demeure.

Un important périmètre de sécurité a été érigé autour du 335, place de Cheverny, pendant près de quatre heures. Au moins cinq maisons du quartier ont dû être évacuées par mesure de sécurité.

Les artificiers de la SQ qui ont inspecté la demeure n'ont pas trouvé de bombe ni d'explosif sur les lieux, a confirmé le sergent Benoît Richard, de la Sûreté du Québec.

« Les lieux ont été sécurisés, les familles du secteur autour ont pu réintégrer leur domicile », a assuré la porte-parole du Service de police de Mascouche, Céline St-André.

« Ces gens-là [les habitants de la maison] n'ont pas reçu de menaces nécessairement. Toutefois, la nature de l'appel qui a été fait pourrait amener les policiers à croire qu'il y a un lien avec le crime organisé. » — Benoît Richard, Sûreté du Québec

L'enquête sur l'appel à la bombe a été confiée à la Sûreté du Québec.

La semaine dernière, un incendie d'origine criminelle a endommagé une résidence de la famille Di Iorio située dans le même quartier de Mascouche.

« C'est clair qu'on va essayer de voir s'il y a un lien entre les deux incidents. L'enquête va suivre son cours, mais c'est sûr qu'il va falloir investiguer de plus en plus », a conclu la porte-parole du Service de police de Mascouche.

Piero Di Iorio, des Excavations D.P., avait déclaré lundi à la commission Charbonneau qu'il savait depuis 30 ans que des entrepreneurs en construction faisaient de la collusion pour se répartir les contrats publics de la Ville de Montréal.

M. Di Iorio a aussi affirmé qu'il avait 18 ans quand son père, qui était aussi dans la construction, lui avait dit qu'il ne pourrait jamais obtenir de contrat à Montréal parce qu'il ne faisait pas partie du cercle fermé d'entrepreneurs.