Des policiers de la Sûreté du Québec ont visité des établissements financiers où Gilles Vaillancourt possède des intérêts. L'escouade Marteau a perquisitionné dans trois institutions financières visant autour d'une dizaine de coffrets de sécurité appartenant au maire.
Parmi les institutions visitées, une d'elles était à Laval.
Selon nos sources, les enquêteurs tenteraient de retracer des dizaines de millions de dollars qui auraient été détournés dans des paradis fiscaux.
Au moment de l'intervention de Marteau, le maire participait à un conseil exécutif de son administration. Informé des nouvelles perquisitions dont il fait l'objet, M. Vaillancourt n'a pas voulu faire de commentaire.
À 18 h 15 mercredi, un point de presse a été tenu dans le hall de l'hôtel de ville. Basile Angelopoulos, vice-président du Comité exécutif de Laval, a annoncé que le maire se retirait temporairement de son poste.
Les partis d'opposition croient qu'il est temps que des accusations soient portées.
Le chef du Parti au service du citoyen, Robert Bordeleau, estime que lorsque des saisies sont faites dans des coffrets de sécurité personnels, ce n'est qu'une question de temps avant que des accusations soient déposées. Emilio Migliozzi du Mouvement lavallois abonde dans le même sens.
Série de perquisitions
L'hôtel de ville de Laval
Photo : Vincent Champagne
Des agents de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) et de l'escouade Marteau avaient mené une série de perquisitions, au début du mois d'octobre, à la résidence principale du maire Vaillancourt, de même que dans quatre édifices de la Ville de Laval. L'hôtel de ville avait notamment été visité par les policiers.
Le 15 octobre, devant la commission Charbonneau, Lino Zambito affirmait que les entrepreneurs qui obtenaient des contrats de construction à Laval, au début des années 2000, versaient 2,5 % de leur valeur au maire Gilles Vaillancourt par l'entremise de Marc Gendron, de la firme de génie-conseil Tecsult.