24 heures de perquisitions dans les sociétés de Tony Accurso

Karine Bastien fait le point

La série de perquisitions amorcée mercredi par des agents de Revenu Québec dans des sociétés liées à l'entrepreneur Tony Accurso s'est terminée tôt jeudi matin.

L'opération, qui avait commencé mercredi matin, a mobilisé 90 enquêteurs de revenu Québec. Ces derniers ont exécuté neuf mandats de perquisition qui visaient des sociétés, les bureaux d'un comptable, ceux d'un courtier en assurance ainsi que des locaux d'entreprises de Montréal, de Laval et de Saint-Eustache.

Les sociétés perquisitionnées par les enquêteurs sont les sièges sociaux de cinq entreprises appartenant ou ayant appartenu à Tony Accurso. Les perquisitions ont notamment eu lieu dans les bureaux des firmes Simard-Beaudry et Louisbourg Construction, à Laval.

Des enquêteurs de Revenu Québec chargent des boîte de documents dans une camion. Des enquêteurs de Revenu Québec chargent des boîte de documents dans un camion.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, des enquêteurs de Revenu Québec ont été aperçus à la sortie d'une entreprise de la rue Fleetwood, à Laval, en train de déposer un grand nombre de boîtes de documents dans un camion.

Cet endroit serait une entreprise de déchiquetage.

Ces perquisitions doivent permettre au ministère québécois du Revenu de rassembler des éléments de preuve afin de déterminer si des infractions ont été commises en vertu de la Loi sur l'administration fiscale.

L'entrepreneur Tony Accurso a été arrêté le 18 avril dernier avec 14 autres personnes, dont le maire de Mascouche, Richard Marcotte, à la suite d'une opération de l'Unité permanente anticorruption de la Sûreté du Québec (UPAC).

Tony Accurso fait face dans cette affaire à 6 chefs d'accusation, notamment ceux de fraude et de complot, d'avoir influencé un fonctionnaire municipal, d'abus de confiance et de fraude envers le gouvernement (2 chefs).

Rappelons aussi qu'en décembre 2010, deux de ses entreprises, Constructions Louisbourg et Simard-Beaudry, se sont reconnues coupables d'une fraude fiscale de 4 millions de dollars à l'endroit du gouvernement fédéral. Leurs licences ont été suspendues en janvier dernier.

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