Le parc national du Mont-Saint-Bruno s'agrandit, mais n'absorbe pas le boisé des Hirondelles

Le boisé des Hirondelles Le boisé des Hirondelles

Le ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP), Pierre Arcand, a annoncé vendredi que le parc national du Mont-Saint-Bruno, en Montérégie, sera agrandi de moitié. Des résidents déplorent que le boisé des Hirondelles ne fasse pas partie du projet.

M. Arcand a annoncé un investissement de 1,2 million de dollars destiné à acquérir plusieurs terrains et des propriétés privées situées autour du parc. La superficie du parc national du Mont-Saint-Bruno passera de 578 à 884 hectares.

Le boisé des Hirondelles, adjacent au parc national, ne fait pas partie du projet d'agrandissement. Depuis des mois, cette forêt fait l'objet de vives discussions à Saint-Bruno-de-Montarville.

En novembre 2011, la Ville a accepté le projet immobilier du promoteur et sénateur Paul Massicotte. M. Massicotte compte construire une trentaine de résidences de luxe dans ce boisé, tout en conservant 60 % du site.

Depuis, des résidents s'opposent à ce projet. Dans une pétition de 1436 noms, ils font valoir que ce boisé abrite une quinzaine d'espèces menacées. Ils ont également déposé une plainte qui fait actuellement l'objet d'une étude au MDDEP. Ils demandent au ministère d'appliquer l'article 16 de la Loi sur les espèces menacées.

Cet article stipule que « nul ne peut, dans l'habitat d'une espèce floristique menacée ou vulnérable, exercer une activité susceptible de modifier les processus écologiques en place, la diversité biologique présente et les composantes chimiques ou physiques propres à cet habitat ».

Vendredi matin, lors de la présentation du projet d'agrandissement du parc national du Mont-Saint-Bruno, Pierre Arcand a indiqué que son ministère était en train d'évaluer le projet immobilier de La Futaie, pour déterminer si celui-ci sera néfaste ou non pour l'écosystème du boisé.

Le parc national du Mont-Saint-Bruno est le plus petit parc national du Québec, mais aussi le plus fréquenté. L'an dernier, il a reçu la visite de plus de 700 000 personnes. Les nouveaux terrains devraient être accessibles cet automne.