Mascouche : les policiers gardent des pièces à conviction dans une roulotte

Une roulotte où les policiers de Mascouche entreprosent des pièces à conviction. La roulotte où les policiers de Mascouche entreprosent des pièces à conviction.  Photo :  Thomas Gerbet

Les 51 policiers de Mascouche et leur direction se plaignent du manque d'espace de travail, et réclament un nouveau poste de police. Le service de police de la Ville loue même une roulotte pour entreposer des preuves saisies lors des enquêtes.

Le directeur général de Mascouche a fait sursauter les citoyens lors du dernier conseil municipal. En réponse à une question sur l'avenir du poste de police, Claude Perrotte a révélé que la roulotte rattachée depuis près d'un an au garage du poste renferme des pièces à conviction.

Sous le couvert de l'anonymat, plusieurs policiers expliquent que l'abri mobile en tôle renferme des documents d'enquête, des empreintes digitales, de la drogue et même des armes. La compagnie qui fabrique la roulotte ne recommande pourtant pas d'y entreposer des objets précieux.

« Écoutez, je n'en crois pas mes oreilles, c'est le tiers-monde, c'est carrément le tiers-monde », déplore le chef de l'opposition, Stéphane Handfield.

Le directeur du service de police, Francis Caron, demeure quant à lui vague sur ce qu'il y a à l'intérieur de la roulotte, mais il affirme qu'il ne s'agit pas d'armes ou de preuves sensibles, et que les locaux sont sécuritaires.

« Jamais, jamais, le service de police de Mascouche ne va mettre en cause la finalité de nos dossiers, par manque de sécurité au niveau de nos objets saisis », assure-t-il.

Le nombre de policiers municipaux à Mascouche a doublé depuis qu'ils se sont installés dans une ancienne quincaillerie en 1996. Les agents manquent de bureaux et de casiers, et les femmes n'ont pas de vestiaire pour se changer.

La Ville étudie la possibilité de construire de nouveaux locaux ou de fusionner ses services policiers avec ceux de la ville voisine de Terrebonne.

D'après un reportage de Thomas Gerbet