L'une des pyramides olympiques
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Les locataires du Village olympique ont essuyé un revers devant la Cour suprême dans leur croisade contre le promoteur immobilier à l'origine de Cité-Nature, un projet de complexe de huit immeubles sur les terrains adjacents aux pyramides olympiques, mais leur lutte n'est pas terminée.
L'Association des locataires du Village olympique (ALVO) cherche à faire annuler les permis de construction, émis, selon ses membres, en vertu d'une réglementation illégale. L'ALVO fait valoir que le terrain où est construit le projet avait été zoné parc avant les Jeux olympiques de 1976, et que le changement pour un zonage résidentiel n'a pas respecté les procédures.
Le procès sur le fond s'est déroulé sur 16 jours, entre septembre 2011 et février dernier. La Cour supérieure n'a pas encore rendu son jugement sur l'affaire.
Au moment où les locataires ont intenté leur recours, la phase 1 de Cité-Nature, un édifice de 11 étages comprenant 146 condominiums, était en construction. Le promoteur a pu faire exclure cette phase de l'application d'une éventuelle décision sur le fond, une requête que tentait de faire annuler l'ALVO.
La Cour suprême a toutefois refusé d'entendre cet appel de l'ALVO jeudi, comme l'avaient fait deux tribunaux inférieurs. Cela signifie donc que la phase 1 de Cité-Nature ne pourrait être détruite si les permis de construction étaient éventuellement annulés.
La phase 2 de Cité-Nature, amorcée après le dépôt du recours de l'ALVO, est en cours de construction, tandis que des travaux d'excavation ont débuté pour préparer la phase 3, dont les unités sont déjà à vendre. Ces deux phases pourraient donc disparaître si les locataires du Village olympique avaient gain de cause.
En entrevue à Radio-Canada.ca, le porte-parole de l'ALVO, Jacques Dagenais, lui-même résident du Village olympique, s'est dit déçu de la décision de la Cour suprême, parce qu'elle exclut un édifice qui a « détruit une partie du parc ».
Selon M. Dagenais, aussi vice-président du Collectif de protection du patrimoine olympique, les résidents de la phase 1 sont loin d'être gagnants dans cette affaire, puisqu'en cas d'arrêt de développement de ce projet, ils hériteraient de l'ensemble des coûts des infrastructures de base et d'une sortie temporaire de stationnement intérieur qui ne serait jamais achevée.