Deux ans de prison pour le cyberprédateur Hugo Chaloux

Hugo Chaloux

Le cyberprédateur Hugo Chaloux a été condamné à deux ans de prison, vendredi au palais de justice de Saint-Jérôme.

Le jeune homme de 21 ans avait plaidé coupable, en janvier dernier, à 24 chefs d'accusation de nature sexuelle sur des mineures. Il était notamment accusé d'attouchements, d'incitation à des contacts sexuels et d'extorsion.

Hugo Chaloux a contacté ses 9 victimes, des adolescentes âgées de 14 à 16 ans, par le biais des médias sociaux. « Il était très axé sur la sexualité. Il utilisait des termes très crus et très directs pour inciter ses victimes à avoir des contacts sexuels », explique la procureure de la Couronne Caroline Buist. « Il a été harcelant à quelques reprises avec certaines des victimes. Il était très insistant », poursuit-elle.

Le cyberprédateur devra purger la moitié de sa peine de prison avant d'être admissible à une libération conditionnelle. Il sera ensuite soumis à une période de probation de trois ans au cours de laquelle il devra respecter plusieurs conditions. Il lui sera notamment interdit de :

  • contacter des mineurs;
  • contacter des victimes;
  • utiliser un ordinateur à des fins sexuelles;
  • utiliser un ordinateur pour communiquer avec des personnes de moins de 16 ans (à perpétuité);
  • utiliser un ordinateur pour communiquer avec des victimes;
  • travailler dans une position d'autorité sur des mineurs (à perpétuité).

Le nom d'Hugo Chaloux sera inscrit au registre des délinquants sexuels.

La Couronne s'est dite satisfaite de la décision du juge même si elle réclamait quatre ans de prison. Me Buist estime que la peine imposée à l'accusé rejoint tous les objectifs de « l'imposition d'une peine, soit la protection durable du public, la dénonciation de l'infraction et la réhabilitation de M. Chaloux. »

« M. Chaloux est quand même âgé de 21 ans et fait face à une première sentence d'incarcération », a précisé la procureure.

Le juge a estimé que le nombre de victimes (9) et la période sur laquelle ont été commis les crimes de M. Chaloux (trois ans) constituaient des facteurs aggravants. L'attitude qu'il adoptait pour arriver à ses fins ainsi et l'âge des victimes ont aussi été retenus contre lui dans l'élaboration de la peine.