La Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) affirme que le Consortium Pomerleau-Verreault et Les Constructions L.J.P. ont mis en péril la sécurité des travailleurs lors de l'accident survenu sur le chantier du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) le 12 janvier dernier.
La CSST a rendu jeudi les conclusions de son enquête relative à l'accident impliquant un travailleur de la compagnie Epsylon Concept. Le vitrier de 56 ans avait été gravement blessé par un bloc de glace provenant du 15e étage.
Selon la Commission, une gestion déficiente des travaux superposés de la part du maître d'oeuvre Consortium Pomerleau-Verreault et du sous-traitant Les Constructions L.J.P. est une des causes de cet accident.
Au moment des faits, le vitrier effectuait des travaux au 4e étage alors qu'au-dessus de lui, des travailleurs des Constructions L.J.P. installaient des toiles au 14e étage. L'un de ces travailleurs a déployé une toile dans laquelle s'était formé un bloc de glace. Ce dernier s'est détaché et est tombé en chute libre, atteignant le vitrier à la tête. La vitesse du bloc de glace au moment de l'impact est estimée à plus de 100 km/h, indique la CSST dans son rapport.
Selon l'organisme, la gestion des travaux superposés lors de l'installation des toiles sur les étages était déficiente. Le risque de chute d'objets n'ayant pas été déterminé, aucun périmètre de sécurité n'a été mis en place au sol ce jour-là.
Après l'accident, la CSST a exigé du maître d'oeuvre une procédure de sécurité écrite. Un constat d'infraction a été délivré à chacune des entreprises. Pour ce type d'infraction, l'amende peut varier de 15 420 $ à 61 680 $ dans le cas d'une première infraction et de 30 840 $ à 154 200 $ dans le cas d'une récidive.