Des travailleurs en colère devant les bureaux de l'UPA

Le président du syndicat des employés de l'usine de désossage de Levinoff-Colbex à Montréal, Mario Maisonneuve. Le président du syndicat des employés de l'usine de désossage de Levinoff-Colbex à Montréal, Mario Maisonneuve.

Une soixantaine de travailleurs de l'usine de désossage Levinoff-Colbex manifestent devant les bureaux de l'Union des producteurs agricoles (UPA) sur le boulevard Roland-Therrien, à Longueuil. Les employés dénoncent le rôle de l'UPA dans la fermeture de l'entreprise et réclament des salaires impayés.

L'UPA, qui a acquis l'abattoir de Saint-Cyrille-de-Wendover et l'usine de désossage de Montréal de l'entreprise Levinoff-Colbex en 2005, a dû mettre la clé sous la porte le 29 mai dernier. L'entreprise était devenue déficitaire, ayant accumulé un déficit de 19 millions de dollars. Le syndicat des employés de l'usine de Montréal dénonce le rôle de l'UPA dans la fermeture de l'entreprise. « L'UPA [...] a forcé les anciens administrateurs à vendre l'entreprise », explique le président du syndicat Mario Maisonneuve.

Les syndiqués en ont gros sur le coeur à la suite de cette fermeture, puisque Levinoff-Colbex leur doit toujours des semaines de salaires impayés. « Les administrateurs ont démissionné en bloc en mai dernier en remettant les clés de l'entreprise au banquier », explique M. Maisonneuve. La banque s'est ensuite empressée de nommer un séquestre, qui a gelé les actifs des usines de Montréal et Saint-Cyrille-de-Wendover. L'entreprise se retrouvait ainsi dans l'impossibilité de payer ses employés.

« Les gens n'ont pas été payés pour leur semaine de travail, l'argent des cotisations syndicales n'a pas été versé, l'argent des cotisations au REER collectif n'a pas été versé non plus. Il y a même des montants de pensions alimentaires qui ont été détournés. Nous demandons aujourd'hui d'être payés pour les heures travaillées et pour nos dus que nous devons avoir comme travailleurs au Québec. » — Mario Maisonneuve, président du syndicat

La soixantaine de manifestants de l'usine de désossage de Montréal attendent une centaine de travailleurs de l'ancien abattoir de Saint-Cyrille-de-Wendover. Au total, l'entreprise employait 300 travailleurs.

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