Campagne contre l'abandon des animaux à Montréal

La SPCA à Montréal (archives) La SPCA à Montréal (archives)  Photo :  PC/Paul Chiasson

À l'approche de la période des déménagements, la Ville de Montréal a lancé sa plus importante campagne de sensibilisation depuis 10 ans afin d'enrayer le phénomène des abandons d'animaux domestiques.

Sous forme d'affichages et de publicités, la campagne s'étalera jusqu'en novembre.

« Si vous avez besoin d'avoir un animal de compagnie, vous devriez avoir un comportement responsable, et c'est ce que notre campagne va rappeler constamment aux propriétaires d'animaux », affirme Richard Deschamps, vice-président du comité exécutif de la Ville de Montréal.

Environ 40 à 50 % des Montréalais ont un animal de compagnie. Mais selon les statistiques, ils ne le gardent en moyenne que 19 mois seulement.

Les organismes de protection des animaux estiment que de 30 000 à 50 000 animaux sont abandonnés annuellement à Montréal, et près de 500 000 au Québec, dont environ la moitié en période de déménagements, autour du 1er juillet.

La Ville demande de ne pas abandonner les animaux, de les enregistrer auprès de leur arrondissement, et de les faire stériliser, pour réduire en particulier la population de chats errants.

À ce propos, la Ville va organiser des séances de stérilisation dans certains quartiers, « où peut-être la population a moins de ressources pour s'offrir ce genre de services », précise M. Deschamps. Des séances sont prévues l'automne prochain dans le quartier Côte-des-Neiges.

Toni Andréa Belschner, de la Société québécoise pour la défense des animaux (SQDA), suggère quant à elle d'adopter dans les refuges, où attendent des chats de tous âges, vaccinés et déjà stérilisés.

« Les refuges et les fourrières débordent ces temps-ci de l'année. Et donc, si on pense à adopter un animal, c'est un super bon temps de l'année pour fréquenter les refuges, les fourrières, vous allez avoir une panoplie de choix incroyables », dit-elle.

En février 2011, un reportage de l'émission Enquête avait fait la lumière sur les mauvais traitements des animaux à la fourrière privée Berger Blanc, présente dans 10 arrondissements de Montréal.

Le reportage n'avait cependant pas eu comme effet d'enrayer le phénomène d'abandons des animaux domestiques, comme le constatait la présidente d'un refuge.

En novembre dernier, l'arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie a interdit l'ouverture de nouveaux commerces de vente d'animaux domestiques, afin de responsabiliser les citoyens et favoriser l'achat d'animaux dans les refuges.