Enseignement supérieur au Québec : un débat de société
Une arrestation de masse lors de la 29e manifestation nocturne à Montréal.
Photo : PC/Ryan Remiorz
La Ville de Montréal demande 10 millions de dollars au gouvernement du Québec pour couvrir les frais supplémentaires qu'elle a dû débourser depuis le début des manifestations étudiantes.
« Nous autres on dit au gouvernement du Québec : c'est pas nous qui avons fait le conflit, c'est nous autres qui en subissons les conséquences. On aimerait avoir un premier chèque, » a expliqué le président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Michael Applebaum.
La Ville de Montréal estime par ailleurs que le manque à gagner pourrait augmenter si les manifestations se prolongent. À ces frais s'ajoutent ceux du nettoyage des rues. En outre, la Ville estime qu'elle a perdu 20 millions de dollars depuis qu'elle reçoit moins de revenus provenant des contraventions, les policiers étant moins disponibles pour les donner.
Michael Applebaum tient aussi compte des pertes essuyées par les commerçants qui ont subi du vandalisme. « On ne peut pas les dédommager, mais on peut mettre en place une campagne de publicité pour encourager les gens à aller magasiner au centre-ville, » a-t-il ajouté.
De son côté, le gouvernement du Québec ne confirme pas qu'il paiera la note. M. Applebaum reste tout de même optimiste et affirme que « les discussions avec le gouvernement vont très bien. »
Pour l'instant, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ne peut dévoiler le nombre d'heures supplémentaires qui ont été travaillées par les policiers, ni fournir de chiffres sur les effectifs additionnels qui sont déployés chaque soir pour les manifestations. Ces données étant opérationnelles, elles resteront donc confidentielles jusqu'à la fin du conflit.
D'après des informations de Caroline Locher