Règlement antimasque : Anarchopanda en cour

Anarchopanda arrive à la Cour supérieure pour faire invalider un règlement contre le port du masque. Anarchopanda arrive à la Cour supérieure pour faire invalider un règlement contre le port du masque.  Photo :  PC/Graham Hughes

Le juge en chef de la Cour supérieure, François Rolland, a entendu jeudi matin une première requête en sursis déposée mardi par la mascotte des manifestations étudiantes, Anarchopanda, pour faire invalider le règlement municipal qui interdit le port du masque sans motif raisonnable, et qui force les protestataires à fournir leur itinéraire à la police sous peine de lourdes amendes.

Le juge va prendre sa requête en délibéré. La cause sera entendue sur le fond, mais Anarchopanda veut que le tribunal ordonne sa suspension en attendant.

Julien Villeneuve, un professeur de philosophie au Collège de Maisonneuve, manifeste pour la gratuité scolaire vêtu d'un costume de panda. Il juge que le règlement de la Ville contrevient à plusieurs libertés fondamentales inscrites dans la Charte des droits et libertés de la personne et dans la Charte canadienne des droits et libertés.

Anarchopanda, qui taisait jusqu'à récemment son identité, défend notamment son choix de se costumer en panda en expliquant que les couleurs de ce costume, le noir et le blanc, représentent ses idées politiques puisque ce sont les couleurs de l'anarchisme pacifique.

Le règlement municipal qui interdit le port du masque lors de manifestations a été adopté à la mi-mai, par 33 voix contre 25. Les contrevenants s'exposent à des amendes de 500 $ à 1000 $ pour une première infraction, de 1000 $ à 2000 $ pour une seconde, et de 2000 $ à 3000 $ pour une troisième.