Enseignement supérieur au Québec : un débat de société
Les étudiants et leurs sympathisants sont de nouveau descendus dans les rues de la métropole mardi soir dans le cadre de la 50e manifestation nocturne contre la hausse des droits de scolarité et la loi 78 adoptée par le gouvernement de Jean Charest.
Des dizaines de manifestants arborant le carré rouge, dont certains masqués, se sont rassemblés vers 20 h30 à la place Émilie-Gamelin, tapant sur des casseroles sous un ciel menaçant. D'autres brandissaient des pancartes soulignant le « 50e anniversaire » des manifestations nocturnes.
Aucun itinéraire n'ayant été fourni aux policiers, la manifestation a été déclarée illégale d'entrée de jeu, mais elle était tolérée si aucun geste répréhensible n'était commis, avait indiqué le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), utilisant sa formule habituelle.
Les manifestants ont entamé leur marche sur la rue Berri en direction sud, avant d'emprunter les rues Saint-Hubert, Saint-Denis et Sherbrooke. Le cortège s'est ensuite dirigé vers le boulevard René-Lévesque et la rue Saint-Antoine, avant de remonter en direction de la rue Sainte-Catherine Ouest.
Vers 22 h 30, les quelque 200 manifestants continuaient de défiler bruyamment mais pacifiquement dans les rues du centre-ville. Après s'être approchés du Quartier des spectacles où se déroulent les Francofolies depuis jeudi dernier, plusieurs manifestants ont décidé de quitter la marche progressivement.
La manifestation a pris fin dans le calme vers 23 h, sans qu'aucun débordement ni arrestation ne soit rapporté par le SPVM.
Cette 50e nuit de protestation s'est tenue le jour où la Cour supérieure du Québec a commencé à examiner la requête en sursis qui vise à suspendre l'application de certains articles de la loi 78. Ce recours pourrait avoir un impact considérable sur le conflit étudiant.