Manifestation : le propriétaire d'un bar veut poursuivre le SPVM

L'entrevue avec le propriétaire du bar Le Saint-Bock, Martin Guimond

Le propriétaire du bar Le Saint-Bock, Martin Guimond, entend porter plainte contre le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) en raison des dommages qu'aurait causés à son établissement l'escouade antiémeute lors de la manifestation de samedi soir, à Montréal.

Des images captées par la caméra de surveillance du bar montrent les policiers lançant une bombe lacrymogène et aspergeant de gaz poivre la terrasse bondée, située rue Saint-Denis. L'escouade antiémeute avait auparavant ordonné aux clients de ne pas quitter les établissements du secteur pour sécuriser la voie publique. Forcées d'y rester, certaines personnes auraient exprimé leur colère.

M. Guimond explique ce qu'il a pu comprendre de la situation après avoir regardé les images à plusieurs reprises. « Il y a un client qui a insulté la force policière et à partir de là, la force policière aurait décidé de venir sur la terrasse sans mandat, évidemment, pour prendre l'individu et vouloir le sortir de la terrasse. Et à ce moment-là, ça a dégénéré », raconte-t-il.

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Le commerçant est outré du comportement des policiers qui ont, selon lui, agi par frustration. « C'est vraiment épouvantable. Ils ont dégainé et ils ont tiré une bombonne lacrymogène sur ma terrasse à six pouces du visage de mes clients. Ça a créé une émeute, les clients se sont tous levés et se sont dirigés vers l'intérieur comme si on était vraiment en période de chaos », dit-il.

« Vous vous imaginez qu'en général, quand vous criez des insultes [...] ça ne vous donne pas le droit de me blesser. » — Martin Guimond, propriétaire du Saint-Bock

M. Guimond affirme que cette intervention policière lui a coûté cher. « Nous avons perdu plusieurs milliers de dollars parce que les gens sont tous partis sans payer. Il y a beaucoup de dommages. [...] Il y a des gens sur ma terrasse qui ont été aspergés de poivre de Cayenne et c'est rentré à l'intérieur du bar. Les clients ont été littéralement aspergés. Ça a senti, ça sent encore. Il va falloir qu'on fasse décontaminer les lieux », estime-t-il.

Réaction de la police

Le porte-parole du SPVM, Ian Lafrenière, a expliqué qu'une personne impliquée dans les incendies aurait lancé des projectiles sur les policiers qui ont voulu l'arrêter.

D'autres clients sur la terrasse se seraient interposés et c'est à ce moment que la police a lancé du gaz poivré, a-t-il affirmé en entrevue à RDI.

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