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Exclusif - La Commission scolaire de Montréal (CSDM) reporte d'un an l'implantation de l'anglais intensif pendant la moitié de la 6e année, prévue en septembre 2012. La présidente de la CSDM, Diane de Courcy, a indiqué qu'elle comptait plutôt consulter les parents par sondage et élaborer un programme d'anglais intensif qui tienne compte des particularités de Montréal.
Les quelque 100 000 élèves de la commission scolaire proviennent de 186 pays, et la langue maternelle de 52 % d'entre eux n'est pas le français. Pour Mme de Courcy, ces chiffres montrent que l'enjeu montréalais est d'abord un enjeu de francisation. L'implantation de l'anglais intensif ne peut donc pas s'appliquer partout à Montréal, plaide-t-elle, il faut tenir compte de la diversité des quartiers.
« Dans l'est de Montréal, on est en milieu homogène francophone, explique-t-elle. Quand on est dans d'autres quartiers montréalais, Côte-des-Neiges ou Parc-Extension, par exemple, souvent, la deuxième langue de ces enfants, c'est l'anglais. Et le français est la troisième langue. »
D'ici l'implantation, Diane de Courcy, qui laisse clairement entendre qu'il serait absurde d'offrir de l'anglais intensif à des élèves qui ont surtout des lacunes en français, indique que le programme fera l'objet d'une réflexion.
Au terme de ses consultations, la CSDM présentera un projet « montréalisé » du programme d'anglais intensif au ministère de l'Éducation. Celui-ci minimise les réticences exprimées depuis quelques jours. Il répète qu'il fera preuve de souplesse et que les commissions scolaires ont jusqu'en 2015-2016 pour l'implanter.
D'après un reportage de Caroline Jarry