La mairesse de l'arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, Chantal Rouleau, et Louise Harel, chef du parti Vision Montréal.
La chef de Vision Montréal, Louise Harel, n'a pas l'intention de présenter d'excuses à la firme Macogep qui lui a fait parvenir mercredi une mise en demeure, tout comme à la mairesse de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, Chantal Rouleau, et au parti Vision Montréal, leur demandant de retirer des propos tenus la semaine dernière.
Le président de la firme de gestion de projet, Louis-Yves Lebeau, accuse les représentantes de Vision Montréal d'avoir proféré des faussetés la semaine dernière au sujet des activités de sa firme pour la Ville de Montréal.
Selon les termes de la mise en demeure envoyée par les avocats de Macogep, Louise Harel et Chantal Rouleau sont « sommées de se rétracter et de présenter des excuses publiques sans équivoque par le biais d'un communiqué à l'intention de tous les médias du Grand Montréal, et ce, d'ici 17 h le 13 février 2012 », précise le communiqué.
Selon Louise Harel, qui n'a pas l'intention de faire marche arrière, sur les trois aspects qu'invoque Macogep dans sa mise en demeure, la direction de la firme a tort sur deux d'entre eux. Elle reconnaît cependant que dans le cas de l'utilisation de la signature d'un employé de la Ville à son insu, ses supérieurs immédiats avaient autorisé le geste. Ce qui, selon elle, n'est pas une pratique plus acceptable pour autant.
Par ailleurs, Louise Harel maintient que la valeur des contrats associés à Macogep est évaluée à 850 millions de dollars depuis 2005 alors que la firme, elle, soutient qu'elle ne dépasse pas 15 millions de dollars par année.
Le 2 février dernier, Louise Harel et Chantal Rouleau avaient convoqué une conférence de presse où elles avaient accusé des employés de la firme Macogep, installés dans des bureaux de la Ville de Montréal, d'avoir préparé des documents destinés aux élus du conseil municipal en ayant eu recours à des prête-noms.
La chef de Vision Montréal avait alors accusé la firme d'usurper les noms de professionnels de la Direction stratégique des transactions immobilières de Montréal sur des sommaires décisionnels, des documents qui contiennent les détails de projets sur lesquels les élus sont appelés à voter au conseil municipal.
Le lendemain, le président du conseil exécutif de Montréal, Michael Applebaum, s'était porté à la défense de la firme Macogep en accusant la chef de l'opposition d'avoir menti sur toute la ligne dans cette affaire.