Une entente serait imminente dans le recours contre Saint-Charles-Borromée

Le CHSLD Saint-Charles-Borromée Le CHSLD Saint-Charles-Borromée

Exclusif - Radio-Canada a appris qu'une entente serait imminente dans le recours collectif intenté il y a plus de 13 ans contre le centre hospitalier de soins de longue durée (CHSLD) Saint-Charles-Borromée, aujourd'hui appelé le CHSLD Centre-ville.

Les parties se seraient entendues sur l'aspect financier dans un recours évalué à plusieurs millions de dollars au nom des patients victimes de maltraitance entre les années 1990 et 2000.

Le recours a été élargi après novembre 2003, lorsque la diffusion d'enregistrements sonores, faits à l'insu du personnel, a révélé les mauvais traitements infligés à l'une des résidentes, une femme de 51 ans handicapée depuis l'âge de 18 ans à la suite d'un traumatisme crânien.

Trois jours après la diffusion de ces enregistrements, le directeur de l'établissement, Léon Lafleur, se suicidait.

Le recours collectif contre l'établissement avait d'abord été autorisé en 1999 pour des cas de maltraitance remontant jusqu'à 1993. Il a ensuite été élargi à ceux qui y ont résidé jusqu'en mars 2006.

Ce recours toucherait entre 350 et 600 personnes qui obtiendraient jusqu'à 50 000 $, pour les cas les plus importants.

On ignore pour l'instant si la demande de mise sur pied d'un fonds de 250 000 $ destiné à aider les résidents et leurs proches à faire valoir leurs droits, fait partie de ce règlement. Le centre héberge jusqu'à 200 adultes qui ont des handicaps physiques et cognitifs importants.

Réagissant à l'annonce d'une entente imminente, le président du Comité des résidents du CHSLD, Jean Noiseux, a déclaré : « Il est très important de tourner la page parce qu'il y a des projets ici qui sont sur la glace parce que cette question n'est pas réglée. »

Pour le moment, aucune des deux parties n'a commenté ces informations.

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